" L'homme est un apprenti, la douleur est son maître "
J'ai l'impression de tout perdre, un à un. Que tout s'effondre doucement pour mieux m'anéantir. Ce n'est qu'un faux semblant ou au contraire, je ne sais plus. C'est stupéfiant de ce dire qu'avec une simple odeur, une musique, un son, des yeux, une lueur... peut faire resurgir comme souvenirs, et moi c'est le tien qui est réapparu. Je pensais l'avoir chassé de ma mémoire ce doux et délicieux souvenir qu'était toi, ta présence, ton odeur, ta guitare, tes manières, ton jeans, tes yeux, ta bouche. Je pensais t'avoir sortis de moi pour ainsi dire pour toujours. Mais cette odeur est réapparu, et je suis retombée comme à mon habitude, car il ne m'en faux pas beaucoup pour repenser à toi. Non, je l'admets ; car c'est plus facile de ce dire que je t'aie oublié alors que non. D'un côté, j'aime mentir à tout ces gens, cela prouve qu'ils sont naïfs, tout comme moi, mais d'un autre côté mentir ne m'amuse plus, car j'en oublis mes propres sentiments. Je dois trouver un juste milieu pour tout équilibrer, me taire ? Sans doute, dire ces je t'aime à voix basse tant qu'a faire. Ne plus penser et tout laisser s'effacer. Mais ne plus y penser fait mal, y penser aussi. Il n'y a à présent plus de milieu, plus de début ni de fin, je suis perdu dans un souvenir et comment en sortir, sans doute en me tendant ton c½ur, ou alors, que cette odeur disparaisse. Car je l'a fait apparaitre toute seule.